« Baise moi » (Virginie Despentes) Une deception malheureusement !

 Nadine et Manu sont deux filles de leur époque, à une nuance près elles refusent de subir la vie, ses frustrations et ses défaites. Alors, elles forcent le destin à accomplir leur volonté, persuadées que tout ce qui ne les tuera pas les rendra plus fortes. De casses de supermarché en revanches sanglantes, elles deviennent des prédatrices insatiables et sans scrupules, parsemant leur sale balade de sentences bien brutales, syncopées et implacables.
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J’aurais aimé revenir avec une critique hautement positive, avec une super lecture à vous conseiller malheureusement, la magie n’a pas opéré avec ce livre. Baise-moi n’a pas su me convaincre. Pourtant, Virginie Despentes avait déjà réussi avec Apocalypse Bébé et Bye Bye Blondie, son meilleur. Le style de l’auteure n’y est pour rien puisque même avec ce livre, j’ai retrouvé sa plume que je trouve formidable. Un style toujours direct, trash, violent pour ainsi dire. C’est un style qui n’est pas fait pour tout le monde mais qu’il faut essayer (avec Bye Bye Blondie de préférence).
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Baise-moi c’est une suite d’aventures mêlant alcool, sexe et violence avec deux jeunes femmes complètement paumées dans ce monde, Manu et Nadine. Elles n’arrivent pas à trouver leur place dans la société mais elles assument parfaitement ce qu’elles sont. Elles assument parfaitement leurs corps entre masturbation et pornographie. Le livre ne s’arrête pas à la sexualité des deux filles car à partir du moment de leur rencontre, leur relation peut toucher le lecteur. Sur les routes avec elles, la violence prend de l’ampleur puisqu’elles partent du principe qu’elles n’ont désormais plus rien à perdre.
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Au fond, ce livre peint la force incroyable qu’ont les femmes et je ne peux qu’applaudir à cette idée. Le point de départ du roman était très bien : peindre un tableau de deux femmes paumées qui se relèvent malgré les coups durs de la vie. Malheureusement, à partir du moment où on ne s’attache pas aux personnages principaux, ça se complique. C’est ce qui est arrivé. Je n’ai eu aucun attachement envers ces femmes. Je n’ai peut être pas tout compris à leur fonctionnement mais quel était le but de tout ça ?
Enfin, peindre une société violente et moderne est réussi mais le but des personnages m’a échappé. Dommage, Virginie Despentes avait su me séduire.
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