« Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil » (Haruki Murakami)

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Ma première découverte d’Haruki Murakami s’est faite avec Les amants du Spoutnik, une oeuvre que j’ai trouvée très belle grâce à la plume de l’auteur. Cette fois encore, le style de Murakami m’a séduite. Je ne regrette pas mon choix de lecture.

L’histoire se déroule au Japon où nous découvrons Hajim, qui sera notre héros principal. Les premiers chapitres servent à poser les différentes relations amoureuses qu’a connues Hajim. La première à 12 ans avec sa voisine,  Shimamoto-San, une relation d’amitié très forte qui les a marquée tous deux à vie. Puis, une autre avec qui il n’est jamais allé « jusqu’au bout », une autre où au contraire, c’était juste physique puis arrive celle avec qui il se marie. La vraie histoire du livre réside néanmoins dans la relation Hajim/shimamoto San. Pourtant très unis à douze ans car tous deux sont des enfants uniques, ils se comprennent et se complètent, la vie finit par les séparer. L’auteur choisit de nous placer du point de vue de Hajim, ce qui fait que comme pour le personnage, ce que devient Shimamoto San, nous est parfaitement inconnu jusqu’au jour où Shimamoto San entre dans le club de Jazz de Hajim. S’ensuit des retrouvailles avec celle qu’il n’a jamais réussi à oublier.

Haruki Murakami nous livre dans ce roman l’histoire d’un lien profond, une sorte de grand amour entre deux personnages que la vie ne cesse de séparer. C’est une histoire très touchante. Impossible de ne pas être touché par les personnages et par ce qu’ils vivent. La beauté du livre se trouve dans la narration de Hajim où il nous fait découvrir sa rencontre avec Shimamoto San, ses retrouvailles ensuite et au fond, surtout sa vie sans elle.

La fin ne m’a pas déçue contrairement à d’autres avis que j’ai pu lire. Il est vrai qu’elle reste assez « ouverte », l’auteur nous laisse un mystère sur le personnage de Shimamoto san mais il ne faut pas oublier qu’il a choisi de nous livrer l’histoire des yeux de Hajim, ce qu’il ne sait pas, le lecteur ne le sait pas non plus. Un choix plutôt intéressant en fin de compte. C’est une lecture qui ne m’a pas laissée indifférente bien au contraire. Je vous le conseille si vous ne connaissez pas encore l’univers de Haruki Murakami.

« A cette époque-là, je ne savais pas encore qu’un jour je la blesserai irrémédiablement. Je ne savais pas que parfois un être humain peut en blesser un autre, par le seul fait d’exister et d’être lui-même. »

« Je ne te reproche rien. Quand on se met à aimer quelqu’un, c’est comme ça, on n’y peut rien. On aime qui on aime. »

« Les amants du Spoutnik » (Haruki Murakami) Une très bonne découverte !

K. est amoureux de Sumire, mais celle-ci n’a que deux passions : la littérature et Miu, une mystérieuse femme mariée. Au sein de ce triangle amoureux, chaque amant est un satellite autonome et triste, et gravite sur l’orbite de la solitude. Jusqu’au jour où Sumire disparaît… 

couv13828138Je vous présente mon premier livre d’Haruki Murakami et j’ai découvert un univers poétique, envoûtant et très mystérieux. Mais ce qui m’a le plus marqué je pense, c’est son écriture magique. Un style travaillé, de jolies phrases, un ensemble poétique. Je relirai cet auteur c’est certain.

Pour parler brièvement de l’histoire : c’est  l’histoire de Sumire, une jeune fille de vingt deux ans mais racontée par K, le narrateur. K est amoureux de Sumire qui ne ressent pour lui qu’une très grande amitié. Elle n’éprouve aucun sentiments amoureux ni aucun désir physique pour lui. Par contre, elle est amoureuse de Miu, une femme plus âgée et mariée. Miu aime beaucoup Sumire mais ne ressent aucun désir physique pour elle. Nous sommes encerclés dans un triangle amoureux où l’amour n’est jamais réciproque. Le roman parle d’amour impossible de manière extrêmement touchante. J’aime beaucoup la façon dont Murakami traite des sentiments amoureux et du désir. On se sent concerné à chacune de ses phrases. Des passages touchent, par exemple, quand K explique qu’à chacune des femmes qu’il tient dans ses bras, c’est Sumire qu’il imagine. Et il y en a d’autres qui sont marquants.

Mais un jour, alors que Miu et Sumire partent toutes les deux en voyage d’affaires sur une île grecque, Sumire disparaît. Miu appelle K à la rescousse et il débarque sur l’île. Encore et toujours, je me suis laissée prendre par cette intrigue, me demandant où Sumire était : disparue ou simplement partie d’elle même? Bien qu’il y ait cette disparition, je préfère préciser qu’il ne s’agit pas d’un roman d’action. On se demande si on va la retrouver mais d’un bout à l’autre, la force du roman réside dans la réflexion. La quête de soi, l’histoire d’un amour impossible, le portrait de personnages solitaires. C’est le style de l’auteur qui fait tout le travail. Je peux même vous dire que j’apercevais la beauté de la Grêce et je croyais ressentir la chaleur à travers ses lignes.

Vous l’aurez compris, c’est une excellente découverte pour moi et il me tarde de relire cet auteur.