« Je tiens très fort à toi » (Naty’Elle)

"Je souhaitais l'aimer, même si ce n'était pas l'idéal, l'aimer même si ce n'était pas facile, l'aimer même en secret." 

image_27569_1_20304_1_9323_1_38646_1_90954« Le plus grand risque n’est pas de se tromper sur quelqu’un ou sur un choix. Je sais maintenant que c’est celui de n’en prendre aucun. » Voilà le « résumé » de la 4ème de couverture. Cette citation que je n’ai pas pu m’empêcher de conserver est absolument juste et très jolie. D’ailleurs, ce livre est composé de phrases, de passages magnifiques ! L’auteur a su écrire une histoire d’amour où nous, femmes, pouvons toutes nous reconnaître !

C’est une nouvelle de 68 pages seulement et en si peu de pages, l’auteure arrive à faire passer des émotions uniques. Une histoire d’amour entre deux personnes, certes banale, mais qui au fond, reste unique car chaque histoire d’amour est unique. L’amour peut nous attraper là où on ne s’y attend pas, avec une personne que nous n’aurons jamais penser aimer. Cette histoire, très bien écrite, semble tellement réelle que nous ne pouvons nous empêcher de nous interroger si ce n’est pas une histoire vraie ? (Clin d’oeil à l’auteure :-)

C’est avec des mots justes, remplis de sens que l’auteure parvient à toucher son lecteur. J’ai beaucoup aimé cette petite nouvelle qui se lit très rapidement !

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« J’étais là » (Gayle Forman)

"Celle que tu appelles la meilleure moitié de toi-même n'était peut être qu'une béquille. Il est parfois terrifiant de devoir marcher sans quand on en a longtemps eu une. Si ça se trouve, ce que tu vis en ce moment n'est qu'une période d'adaptation."

"Sais-tu pourquoi mon père qualifie le suicide de pêché ? [...] Parce que c'est tuer l'espoir. C'est ça le pêché. Tout ce qui tue l'espoir en est un."

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Tout d’abord, je remercie Babelio et son super concept de Masse Critique mais également les livres de poche pour m’avoir permis de découvrir ce livre.

Gayle Forman est une auteure que j’affectionne beaucoup. C’est pourquoi j’ai commencé le livre sans réelle appréhension. L’histoire commence de suite où nous découvrons la lettre de suicide que Meg a laissé à sa meilleure amie, Cody. Une nouvelle terrible autant pour la meilleure amie que pour les parents de la défunte. Accablés de chagrin, ils demandent à Cody de se rendre sur le campus universitaire où Meg était afin de récupérer ses affaires. Un voyage qui amène pleins de questions : Pourquoi ce geste ? Pourquoi personne n’a rien vu ? Pourquoi sa meilleure amie ne lui a jamais dis qu’elle allait si mal ?

Le thème du roman est douloureux et je plains les personnes qui le subissent. Rester seul sans possibilités de réponses. Sans pouvoir comprendre pourquoi. C’est ce à quoi Cody doit faire face. Sauf qu’elle va tenter de comprendre  ce geste. Elle va se mettre à fouiller la vie personnelle de Meg, ses fréquentations, ses mails etc. Jusqu’à découvrir quelque chose. Cody ira jusqu’au bout de ses recherches.

L’histoire est très bien écrite. On entre facilement dans l’histoire. J’ai aimé que ce livre traite de la mort mais aussi de la vie. La vie de ceux qui restent. L’amour, l’amitié. Mais surtout, le pouvoir d’accepter et de pardonner. Je pense que ce roman peut plaire à beaucoup. Les seuls petits bémols seraient un petit manque d’attachement aux personnages et l’histoire d’amour qui va naître m’a personnellement un peu dérangée, surtout quand on sait qui est ce garçon vis à vis de Meg. Personnellement, je ne peux pas adhérer.

L’histoire n’en reste pas moins intéressante et est très agréable à lire malgré le sujet traité par l’auteure.

« Poussières » (Rose Bomar)

Toutes les histoires d’amour se ressemblent et pourtant, toutes sont uniques. Avec justesse et un style que j’ai beaucoup aimé, Rose Bomar nous fait découvrir en trois actes, l’histoire d’amour ou même plutôt des amours de Ruben.

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Ruben est le héros du livre, c’est un avocat et semble être l’homme idéal. Pas le mien malheureusement puisque je l’ai trouvé trop féminisé. C’est un homme parfait aux multiples qualités. Toujours attentionné, toujours fou amoureux et toujours prêt à rassurer sa moitié. Difficile de croire qu’on ne puisse pas s’attacher à homme comme ça mais, je lui reprocherai de manquer de virilité. Il m’a semblé irréel. Mia, en revanche, m’a paru plus réelle et m’a beaucoup plu. Mia est une danseuse étoile dont Ruben va tomber amoureux. C’est une femme passionnée par son métier et très mystérieuse. On la sent distante par moment, l’opposé de Ruben. On s’interroge sur les sentiments qu’elle a envers lui. L’aime t’elle réellement ? Elle semble cacher quelque chose. C’est une chose que j’ai beaucoup aimé. On a envie de savoir. Et à ce sujet, je n’ai pas été déçue par ce que l’on découvre à la fin de l’histoire.

Au fil des pages, l’auteure semble décrire un amour fou, un amour que rien ne peut détruire et pourtant… Elle finit par nous montrer la dureté de la vie, que ce que l’on croit vrai ne l’aie pas toujours. J’ai aimé ce qu’il y a derrière les déclarations d’amour.

J’ai parlé des amours de Ruben au début, ce qui est vrai. A travers l’histoire de Ruben et de Mia, l’auteure nous renvoie parfois sur le passé amoureux de Ruben. Ingrid, son ex compagne, Suzanne, une ex de jeunesse avec qui il est resté ami. Son passé amoureux nous est dévoilé. Egalement, sa vie professionnelle actuelle. Il est avocat et une affaire prend une place importante dans la vie du héros, ce qui nous permet de découvrir plusieurs choses dans ce milieu.

C’est un beau roman, un beau roman sur l’amour. Malgré quelques longueurs, un héros trop parfait, j’ai beaucoup aimé : la beauté de l’opéra se fait ressentir, la complexité de l’amour, une vie pas toujours rose, un personnage mystérieux, une fin à la hauteur. Je suis ravie de cette découverte.

Un grand merci à Rose Bomar pour m’avoir gentiment proposé la découverte de son livre.

« Quand on s’efforce de ne plus aimer, on commence par écarter tout ce qu’aimait l’autre. On n’efface pas seulement son souvenir, mais tout ce qu’il a légué, on se lave de toute son influence, afin qu’il n’en reste aucune trace. »