« Des garçons bien élevés » (Tony Parsons)

"La force de tes coups n'a pas d'importance. Ce qui compte, c'est la force des coups que tu es capable d'encaisser tout en continuant à te battre."

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1988. Une bande de jeunes garçons violente une fille. Moment épouvantable qui sera d’ailleurs tragique à la fille.
Vingt ans plus tard. Quelqu’un s’acharne sur des hommes. Après les avoir tué, nous retrouvons PORC près des cadavres. Un premier meurtre sur un banquier. Puis, plus tard, c’est un SDF qu’on retrouve sans vie. Quel est le lien entre eux ?  Il s’avère que ces deux hommes ont fréquenté le même établissement dans leur jeunesse, l’école privé Potter’s Field. Ces deux hommes étaient apparemment deux amis issus d’une même bande. Quatre hommes de leur bande sont encore vivants. Qui leur en veut ? Pourquoi maintenant ? L’inspecteur Max Wolfe, père d’une petite fille qu’il élève seul, se retrouve chargé de l’enquête.

L’histoire est vivement intéressante, le style de l’auteur, très fluide. On est facilement embarqué dans l’histoire. Cependant, nous ne sommes pas dans un thriller ordinaire où le lecteur est tenu en haleine par de nombreux rebondissements. Pourtant, on est poussé à poursuivre notre lecture. Par curiosité. Mais peut être également car les personnages sont tous humains et vivement bien détaillés. La psychologie est un point fort à cette histoire. L’inspecteur lui-même est humain, il fait lui-même face à ses propres démons. De ce fait, on s’attache facilement à lui.

L’enquête suit son cours, ce n’est pas long, les pages défilent plutôt rapidement. Il m’a été impossible de découvrir le fin mot de l’histoire, qui était responsable de ses meurtres. Pas de déception pour moi de ce fait. Cela dit, étant une fan inconditionnelle des thrillers aux nombreux rebondissements, je pense que c’est la raison pour laquelle, je n’ai pas eu de coup de coeur pour ce livre. Malgré tout, une très bonne lecture et une histoire réussie de la part de l’auteur.

Merci à Anaïs et aux Editions de la Martinière de m’avoir permis la découverte de ce livre.

« La fabrique de doute » (Paolo Bacigalupi)

Ouuuh la vilaine! Plus d’un mois sans publications. Tapage de doigts. Il y a peu, j’ai reçu des livres de maison d’édition, d’ailleurs, je les remercie chaleureusement. En ouvrant ma boîte aux lettres, j’y ai vu un signe. Audrey. Retourne à la lecture. Et me voilà de retour avec ce livre, sortit le 8 octobre.

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Ce qui m’a effrayé avec ce livre au départ, c’était de voir la collection « young adult ». Autrement dit, les personnages principaux sont des adolescents. J’ai toujours un peu d’appréhension quand ils s’agit d’adolescents car je crains le côté niais de l’histoire. Mais cette appréhension s’est très vite envolée. J’ai beaucoup aimé au contraire me retrouver devant des adolescents matures. Alix, le personnage principal va faire preuve de beaucoup de maturité face à son enlèvement tout d’abord puis face aux révélations qui lui seront faites sur sa famille. Elle va devoir faire un choix et tout est parfaitement travaillé et calculé. Puis, les autres personnages, ceux responsable de l’enlèvement sont eux aussi très matures. Ils expliquent les raisons, le pourquoi de cette situation. L’auteur a crée des personnages très intéressants et tous m’ont beaucoup plu.

A vrai dire, l’histoire entière est très intéressante. J’ai commencé à accrocher à partir de l’enlèvement d’Alix. Il a fallu un peu de temps pour que l’auteur réussisse à m’embarquer mais une fois dans l’histoire,  je ne l’ai plus lâchée. On a une réelle intrigue. Intrigue liée aux médicaments et à l’argent. Que feriez-vous si vous appreniez que l’entreprise pour laquelle votre père travaille maîtrise la manipulation d’informations à des fins financières ? Croiriez-vous jusqu’au bout la ou les personnes que vous aimez le plus au monde ? 

C’est un autre point intéressant de l’histoire. La famille. Alix doit affronter les terribles révélations qui lui sont faites. Elle doit faire preuve de courage, de maturité, de manipulations pour découvrir elle même la vérité et l’affronter. C’est un roman passionnant que nous livre Paolo Bacigalupi. Je découvre cet auteur avec ce livre alors je remercie la maison d’édition Aux Diable Vauvert et Anaïs de m’avoir permis cette agréable découverte. Et je vais garder l’œil ouvert sur cet auteur.

« Pas de berceuse pour Fanny » Sophie Hannah)

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J’ai l’impression d’être très souvent en désaccord avec les gens. Quand tout le monde adore un livre, moi je suis déçue et quand tout le monde critique, je me retrouve à beaucoup aimer. C’est le cas pour ce thriller. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il est parfait, la fin est assez vite découverte je trouve mais sinon, j’ai trouvé l’idée très bonne.

Alice a accouché d’une petite fille, Fanny, il y a deux semaines. Alors qu’elle s’absente quelques heures, en rentrant, elle est certaine que le bébé qui se trouve dans le berceau n’est pas le sien. Son mari assure que si. Mais Alice sûre d’elle, alerte la police. Contrairement à des avis que j’ai pu lire, j’ai beaucoup aimé la construction du roman. On alterne les chapitres où Alice rentre à la maison, ne reconnaît pas sa fille etc à celui de la police une semaine plus tard où Alice et ce bébé ont disparu. Cette construction est très bonne puisque en terminant un chapitre, on veut savoir la suite mais l’auteure nous pousse à attendre un chapitre de plus. Ce qui fait que avant de dormir, on continue, on continue, quitte à faire nuit blanche. Qui a raison ? Alice ? Le mari assurant que ce bébé est le leur ?

En tant que lecteur, les chapitres concernant Alice nous sont livrés avec la première personne du singulier. Nous avons donc ses pensées les plus intimes, nous serions alors plus aptes à croire de ce fait en Alice. Mais très vite la police, son mari et même sa belle mère dévoilent qu’elle a auparavant subi une grave dépression suite à la mort de ses parents. De plus, la dépression post-partum est très vite une nouvelle piste. Donc qui a raison ? Alice subit-elle une dépression ? Ou a t’elle au contraire toute sa tête et raison ? De plus, cette enquête va très vite en ouvrir une autre, une qui remonte au passé de son mari. Autrement dit, je ne me suis pas du tout ennuyée. J’avais envie de découvrir ce qui s’est passé et qui disait la vérité.

J’ai aimé le personnage d’Alice, à travers ses émotions, ses pensées, on peut facilement se mettre à sa place. En revanche, l’auteure a réussi à me faire détester des personnages. Cela pourrait être perçu comme négatif mais cela ne l’est pas. Une auteure qui arrive à vous faire aimer ou détester des personnages est un bon auteur. Je préfère cela aux personnages fades, sans personnalité. Certaines scènes sont terribles, notamment la scène du bain glacé qui m’a fait froid dans le dos.

Enfin, la fin est tout de même prévisible arrivé à un certain moment de l’histoire. Vu que nous avons le point de vue de la police, on comprend vite à quelle conclusion ils sont arrivés et ils ne se trompent pas. C’est le gros point négatif du roman. Autrement, j’ai beaucoup aimé ce thriller.

« Comme une tombe » (Peter James)

couv58219924Peter James est un auteur que j’avais très envie de découvrir. J’ai pu constater que certains de ses romans contenaient du fantastique. Comme une tombe, en revanche, ne contient aucun éléments surnaturels. C’est une histoire que je qualifierai d’étonnante, de passionnante et surtout d’oppressante.

Au début de l’histoire, on découvre Michael, futur marié qui fête avec ses meilleurs amis son enterrement de vie de garçons. Seulement, Michael a toujours été quelqu’un de joueur et aime faire des farces à ses amis alors cette nuit là, ses copains décident de se venger en lui faisant à leur tour une farce. Farce qui va virer au cauchemar car après avoir enfermé et enterré leur copain dans un cercueil, ils se tuent tous sur la route. Personne ne peut revenir chercher Michael.. et personne ne sait où il se trouve..

Je me suis demandée combien de temps on pouvait rester vivant dans un cercueil enterré.. Je peux vous assurer que les chapitres de  Michael étaient oppressants et pas évidents à lire surtout si l’on s’imagine à sa place. Quoique c’est un peu le but du lecteur aussi, de s’imaginer à la place du personnage: )
L’enquête est très bien menée d’un bout à l’autre malgré quelques longueurs qui essoufflent par moment. Heureusement, l’auteur arrive à surprendre par moment.

Comme une tombe est un thriller réussi malgré une fin un peu trop prévisible à mon goût. Je ne me suis pas prise la claque que j’espérais. Cela dit, c’est une première découverte satisfaisante.

« Toyer » (Gardner Mckay)

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Toyer est ce que l’on pourrait appeler un thriller psychologique. Vivement intéressant, l’auteur sait parfaitement nous embarquer sous l’emprise de Toyer.

Toyer est le psychopathe de l’histoire, c’est un surnom qu’il doit à une journaliste Sarah Smith. « Toyer » car il joue avec ses victimes, il ne les tue pas et ne les viole mais les laisse dans un état de mort cérébrale. C’est un personnage passionnant que je n’ai pas réussi à détester, bien au contraire.
Ses victimes sont envoyées au service de neurologie de Maude Garance qui aie bien décidé à arrêter Toyer. La journaliste Sarah va pour cela lui proposer son aide.

C’est un thriller très efficace, axé sur la psychologie, il est vraiment intéressant. Il est construit en trois parties :  le début, le milieu et la fin. Pour ma part, j’ai complètement adoré le début du roman. Je trouve qu’on entre très facilement dans l’histoire et l’auteur sait piquer la curiosité de ses lecteurs. La construction du roman aide car il est composé de chapitres très courts allant de une à cinq pages maximum, poussant encore et toujours l’envie de poursuivre. De plus, les personnages sont alternés : Maude, Sarah, certaines victimes, Toyer etc.. Personnellement, j’aime beaucoup ce genre de constructions.

L’intrigue, autant que la construction est passionnante. Nous voulons découvrir qui est Toyer, les raisons de son comportement, comment il procède même si cela, nous le découvrons bien assez vite. J’ai adoré l’intrigue, le travail psychologique, les personnages.. En réalité, le gros défaut du roman se trouve dans la lenteur. En effet, c’est un livre de plus de 700 pages et je pense que l’auteur aurait pu réduire sans pour autant gâcher l’histoire puisque finalement, par moment, nous tournons en rond et l’intrigue du début, si haletante, perd son souffle, ce qui est dommage.

C’est pourquoi bien qu’au début, cela semblait partit pour être un coup de coeur, finalement il n’en est pas un. Mais il reste un très bon livre, très intéressant qui nous montre jusqu’où la folie peut aller.

« Deuil de miel » (Franck Thilliez)

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Deuil de miel est le second tome lié au commissaire Franck Sharko, mais il est le troisième tome de la saga Franck et Lucie. J’espère que vous me suivez. Le premier tome, train d’enfer pour ange rouge (mon avis icim’avait beaucoup plu, sans m’en laisser un avis impérissable. Ici, en revanche, j’ai complètement été séduite.

Deuil de miel nous plonge directement dans l’action. Sharko est appelé à rejoindre le lieu d’un crime. Une église où gît le coeur d’une femme entièrement nue, l’estomac remplit de miel et de papillons. Oui oui, vous avez bien lu car s’il y a une chose qu’il faut savoir sur Franck Thilliez, c’est qu’il ne ménage pas son lecteur. Le gore est au rendez-vous, nous décrivant parfaitement les atrocités qu’on subit les victimes. Dès cette trouvaille, la chasse au criminel est ouverte. Le tueur manipule, joue de nous ou plutôt de Sharko et de son équipe nous faisant voyager à travers les moustiques, les arachnides et tous autres animaux effrayants. Sharko se bat incontestablement pour réussir à trouver le tueur. Il y a aussi tout un travail psychologique sur le profil du tueur et c’est très intéressant.

Pour en venir au personnage, cette fois donc, nous suivons Franck et j’ai adoré le personnage. Pourtant découvert dans Train d’enfer pour ange rouge  je l’avais trouvé plus antipathique, agaçant en tout point, cette fois, impossible de ne pas s’attacher à lui. On en apprend encore plus sur son passé, le deuil qu’il doit faire de sa femme et de sa fille ne lui rend pas la vie facile bien au contraire et l’ultime dénouement le concernant, tout à la fin du roman et cela, après la découverte du tueur, est imprévisible. Le roman était effrayant, l’enquête fait froid dans le dos certes mais ce qui arrive à ce commissaire est encore plus terrifiant!

Je suis complètement conquise par Franck Thilliez. Il me tarde de découvrir l’auteur encore et encore et il me tarde de retrouver Lucie dans le tome suivant et de découvrir ensuite les deux personnages ensemble dans le tome au dessus, cela  promet des merveilles.

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« Crains le pire » (Linwood Barclay)

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Après une dispute avec son père, Sydney disparaît. Avec le point de vue de Tim, le père en question, nous nous lançons dans une véritable course poursuite à la recherche de la vérité. Élever une adolescente n’est pas chose facile et encore moins quand les parents sont divorcés. Tim et Suzanne vont vite comprendre que leur fille n’est pas comme ils l’espéraient. En effet, elle semble liée à beaucoup de trafics : drogues et peut être un meurtre. Nous nous interrogeons: que lui est-il arrivé? S’est elle enfuie pour échapper à quelqu’un?

Crains le pire reprend les thèmes courants des thrillers. Nous retrouvons une enquête, des meurtres, des secrets, pleins d’éléments qui semblent accuser le personnage principal… Un bon mélange pour faire passer un bon moment aux lecteurs. Certains chapitres sont très dynamiques et ne peuvent faire arrêter le lecteur à la fin. Ils se terminent sur une action ou une révélation qui pousse à poursuivre sa lecture peu importe l’heure qu’il est. Cependant, à l’opposé, certains chapitres sont lents, tournent en longueur et n’apportent pour ainsi dire pas grand chose. Il est dommage que cela ralentisse le rythme et il aurait été plus intéressant d’avoir le souffle coupé tout au long du roman.

Bien que le style de l’auteur soit simple, fluide et bien écrit, bien que l’intrigue soit bonne, la chute finale ne surprend guère et laisse un petit goût de déception. J’aurais préféré une fin plus surprenante, prendre une « bonne claque ». Cet auteur semble pourtant maîtriser ce genre et je pense que ce livre n’est pas le meilleur qu’il ait écrit. Cela dit c’est une bonne découverte. L’intrigue tient la route. Il est simplement dommage que la fin laisse à désirer selon moi.

« De fièvre et de sang » (Sire Cédric)

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Retrouver Sire Cédric est un immense plaisir. L’action démarre immédiatement avec De fièvre et de sang. Nos deux protagonistes traquent les frères Salaville, responsables de la mort de plusieurs jeunes femmes. Sur les lieux, du sang, beaucoup de sang, des visages sans peau.. les tueurs n’y vont pas de main morte. Et l’auteur non plus avec ses détails charmants. La première partie s’enchaîne très rapidement et ce n’est qu’à la fin de celle ci que le lecteur reprend son souffle. Un très bon départ, on ne peut déjà plus lâcher le roman.

Le duo Vauvert/ Eva est vraiment fantastique. Les deux personnages sont attrayants et intéressants. Surtout Eva que j’ai adoré. Une albinos au lourd passé que l’on découvre un peu tout au long du roman mais que l’on découvrira totalement dans Le premier sang. Une brillante idée de faire attendre puisqu’il me tarde d’en savoir plus. Alexandre Vauvert au caractère sympathique est touchant lorsqu’il se démène pour sauver Eva. Ces deux là forment une super équipe et on meurt d’impatience de les retrouver.

De fièvre et de sang est un thriller sans aucun doute mais avec une bonne dose de fantastique comme Sire Cédric a l’habitude de le faire. Un mélange qui fonctionne à merveille puisqu’on en redemande. De plus, Sire Cédric crée ici des chapitres courts mais intenses. Le roman comporte également plusieurs parties. Ainsi, quand la première se termine et que les frères Salaville sont morts, nos héros s’interrogent. Est-que c’est vraiment terminé? Loin de là, puisque treize mois plus tard, les meurtres reprennent de plus belle aux charmantes manières identiques des frères Salaville. Jusqu’au bout, vraiment jusqu’au bout, l’action est présente ! C’est un vrai plaisir. L’auteur nous emporte dans un monde complètement dingue et 565 pages, ce n’est pas de trop ! A découvrir !

« Trois souris… » (Agatha Christie)

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La célèbre Agatha Christie réputée pour ses intrigues policières m’a encore une fois fait passer un excellent moment. Dirais-je plutôt une agréable heure puisque Trois souris est une nouvelle de quatre-vingt huit pages. Autant vous dire qu’il est impossible de lâcher ce livre avant la fin.

Trois souris est un huis clos. Vous savez, quand l’assassin se cache parmi un certain nombre de personnes où les personnages doivent se méfier de quiconque. Dans cette nouvelle, Molly et son mari ouvrent une pension de famille. Ils sont tous les deux très jeunes et débutent dans le métier. Les clients arrivent les uns après les autres. Dehors, une tempête de neige qui va bientôt les éloigner de tout contact extérieur. Un meurtre avait déjà eu lieu dans un autre endroit et on soupçonne deux autres victimes pour combler les trois souris comme le dit la comptine.. Lequel des personnages est-il le meurtrier?

Encore une très bonne lecture avec cette auteure. Un huis clos est toujours agréable à lire puisqu’on soupçonne les personnages les uns à la suite des autres. Seul bémol : pour une fois, j’ai déjoué la grande Agatha Christie ! Une grande surprise d’avoir trouvé le meurtrier, ce qui est tout de même dommage. Néanmoins,  un très bon moment. Quatre-vingt huit pages se lit très vite et s’amuser à trouver le meurtrier est toujours amusant.

« Sauver sa peau » de Lisa Gardner

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Sally, Cindy, Lucile… Depuis l’enfance, Annabelle Granger s’est habituée à devoir changer brusquement de prénom, de nom, de maison, de ville, d’histoire… Sans qu’on lui donne la moindre explication. La découverte dans une chambre souterraine de l’ancien l’hôpital psychiatrique de Boston, des cadavres de six fillettes, mortes des années auparavant, fait la une des journaux. Un nom sur un médaillon identifie l’une des petites victimes : Annabelle Granger. L’heure n’est plus à la fuite et Annabelle décide de sortir enfin de l’ombre. Mais le tueur est toujours aux aguets. Il l’attend. Depuis vingt cinq ans…

C’est encore une fois un très bon thriller que nous a concocté l’auteure, un thriller où nous allons découvrir l’histoire d’Annabelle mais nous allons suivre aussi une enquête policière sur le meurtre de six petites filles. Bien entendu, ces deux histoires sont liées. Nous ignorons pourquoi. Nous ignorons comment. Annabelle voit son propre médaillon sur le corps d’une des filles mais cette victime n’est pas Annabelle puisque Annabelle, c’est elle. Quelle est lien entre elles deux? De plus, au début du livre, nous découvrons le genre de vie qu’a eu Annabelle, devoir sans cesse déménager sous les ordres de son père, devoir changer d’identité sans jamais savoir le pourquoi de tout ça.

Le livre se résumerait à ça : on va apprendre en même temps que la protagoniste ce qui se cachait dessous. Elle va découvrir des secrets de famille et enfin comprendre pourquoi elle ne pouvait jamais être elle même. C’est réellement une histoire intéressante et passionnante. On s’attache à Annabelle et nous aussi, souhaitons découvrir les secrets de sa famille. J’ai trouvé que l’histoire a mis du temps à se mettre en place, le début du roman entrait plus dans la catégorie « roman policier » puisque nous suivons l’enquête policière, les questions que se posent le commandant D.D Warren et Bobby. Je précise que nous alternons les points de vue Annabelle au point de vue de la police. Un concept intéressant que nous trouvons beaucoup dans les thrillers. Comme je le disais, on part d’un roman policier puis arrive le thriller. Et je confirme que c’est bel et bien un thriller car après avoir pris le temps de nous familiariser avec l’enquête, de nombreux rebondissement surgissent. Les cent dernières pages sont à couper le souffle et tiennent vraiment bien le lecteur en haleine. Un dénouement qui fut à la hauteur de mes attentes.

Lisa Gardner excelle dans ce genre, que ce soit avec La maison d’à côté ou ce livre, c’était réussi. Pour tout amateur de ce genre, il n’y a pas de raisons que vous n’aimiez pas.