« Nous étions les Mulvaney » de Joyce Carol Oates

A Mont-Ephraim, petite ville de l’Etat de New York, tout le monde connaît les Mulvaney, leur bonheur et leur réussite.
Michael, le père, d’origine modeste, a su à force de travail se faire accepter par la bonne société de la ville. Grâce à sa femme qu’il adore, la ferme qu’ils habitent est un coin de paradis, une maison de contes de fées où, au milieu d’une nature splendide, entourés de chiens, de chats, d’oiseaux, de chevaux – et immensément d’amour -, leurs trois fils et leur fille Marianne vivent une enfance inoubliable.
Jusqu’au drame de la Saint-Valentin 1976, qui vient mettre un terme à cette existence idyllique, fait voler la famille en éclats et marque à jamais chacun de ses membres.

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« Mais ce document n’est pas une confession. Absolument pas. J’y verrais plutôt un album de famille. Comme maman n’en a jamais tenu, totalement véridique. Comme la mère de personne n’en tient. Mais, si vous avez été enfant dans une famille, quelle qu’elle soit, vous en tenez un, fait de souvenirs, de conjectures, de nostalgie, et c’est l’oeuvre d’une vie, peut-être la grande et la seule oeuvre de votre vie. »

Une des premières citations du livre que j’ai relevée. Dans cette citation, dite par Judd, le petit dernier de la famille, on comprend le thème principal du roman. Comme une sorte d’album de famille parce que l’on découvre une famille américaine unie et heureuse vivant dans une ferme à Mont Ephraim. Chaque personnage, chaque tableau de ce qu’ils ont vécu nous sont peints avec beaucoup de précision. Tellement que l’on a l’impression de se trouver là bas avec eux, de faire partie d’eux. Nous sommes dans les années 70 et  une famille heureuse vit dans une ferme. Nous comptons six membres : Le père, la mère, Mike l’aîné, Patrick, Marianne et le petit dernier, Judd. Six membres sans compter les animaux : Chevaux, chiens, chats… On découvre pour commencer le tableau entier de la famille raconté par Judd qui est le narrateur de l’histoire. On découvre plusieurs bons souvenirs, de la vie qu’ils avaient avant. Avant le drame, avant l’évènement qui a chamboulé cette famille. C’est arrivé un soir en 1976. Le soir d’une Saint Valentin où Marianne s’est fait violer…

On assiste ensuite à la réaction de chacun des personnages. A la perte de cette famille si aimante. Chaque membre de la famille va réagir à sa manière. On découvre que ce drame ne touche pas uniquement Marianne. Mais c’est toute la famille qui souffre de ce qui s’est passé ce soir là. Le fils aîné fuit et ne donnera que rarement des nouvelles, Patrick le second réagit par la colère, il ne tolère pas ce que son père fait subir à Marianne, il ne tolère pas ce que Marianne a subi. En lui, née cette idée de vengeance… Et Judd, plus petit que les autres écoute, observe, tente de comprendre.. Marianne souffre à sa manière mais tente de rester forte. Envoyée loin de sa famille, elle continue d’avancer et attend le jour où on lui demandera de revenir..

C’est toute une famille qui baigne dans la souffrance que Joyce Carol Oates nous peint ici. Il ne faut pas vous attendre à un roman d’action car c’est très loin d’être le cas. Ici, c’est les personnages qui sont essentiels. Leurs sentiments face à un drame qui chamboule toute une vie. C’est un roman touchant et même bouleversant. C’est un roman qui touche par ce qu’il montre : les liens d’une famille, les liens fraternels… Tellement de choses dans un roman de presque 700 pages !

Un happy end est il possible pour la famille Mulvaney ? Il faudra le lire pour le découvrir ! :)

« Il faut dire la vérité. Même si elle fait mal. Surtout si elle fait mal. »

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2 réflexions sur “« Nous étions les Mulvaney » de Joyce Carol Oates

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