« Cosima Wagner, femme électrique » de Christophe Fiat

Dans ce livre, Cosima Wagner raconte sa vie, avec les paroles de Christophe Fiat, comme en voix off. Fille de Franz Liszt et épouse de Richard Wagner, femme adultère et mère de famille hantée par la mort, Cosima joue un rôle déterminant auprès de Wagner, inspirant, encourageant, organisant la vie du compositeur dont elle a compris, avant tout le monde, l’ampleur du génie. Sous la plume de Christophe Fiat elle apparaît comme le modèle même de la femme émancipée du début du xxe siècle, une héroïne de notre temps. Elle se sent à l’étroit dans sa vie domestique, va au bout de sa passion, dirige avec poigne le festival de Bayreuth, première industrie culturelle de l’histoire, jusqu’en 1930, année de son décès, et mêle son destin au devenir artistique, intellectuel et politique de l’Europe, dans son versant le plus flamboyant comme le plus tragique.

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Pour commencer, merci aux Editions Philippe Rey de m’avoir envoyé ce livre.

Ce livre m’a permis de découvrir l’histoire et la vie de Cosima. Tout d’abord épouse à Hans von Bülow, un chef d’orchestre avec qui elle a eu deux enfants. Mais, Cosima va commettre un adultère avec Richard Wagner, un compositeur, avec qui elle aura aussi d’autres enfants. Leur liaison dure un moment avant qu’ils ne se marient. Nous avons une héroïne des temps modernes : dévouée, forte et qui va se battre pour diriger le festival de Bayreuth après la mort de son mari (le second).

Sous les mots de Christophe Fiat, nous avons une sorte de journal intime de la vie de Cosima. En effet, on constate que le pronom « je » est utilisé, du moins jusqu’à l’année de sa mort, c’est à dire en 1930. Nous avons les pensées de cette femme, la culpabilité qu’elle pouvait ressentir vis à vis de Hans, son premier mari mais nous pouvons aussi voir tout le désir et l’amour qu’elle avait pour Richard Wagner. On apprend au fil des pages qu’elle l’aime depuis l’âge de quinze ans. Qu’elle rêve d’être avec lui. De ce fait, elle apparaît comme une femme qui n’hésite pas à aller au bout de sa passion. Sous plusieurs angles, on peut l’apprécier tout autant qu’elle peut agacée. Notamment quand elle fait souffrir Hans Von Bülow.

L’écriture de Christophe Fiat est fluide et simple si bien qu’on se laisse porter. L’histoire nous dévoile la vie de Cosima, du moins, tout ce qu’elle a vécu d’important : sa passion pour Richard Wagner, l’adultère qu’elle commet envers son mari, et le festival. Oui car voir une femme se battre pour le diriger était impressionnant surtout au XIX-XXème siècle. Je suis impressionnée de voir par quelle justesse et avec talent, Christophe Fiat s’est introduit dans la tête d’une femme.

Alors finalement, même si je ne me serais pas arrêtée sur ce livre de moi même, du moins je le pense, je suis contente de l’avoir découvert. Ce fut une très bonne lecture très intéressante et je remercie encore une fois les Editions Philippe Rey pour cela.

Souvent, j’ai envie de lui demander : « Richard, est ce que vous m’aimez comme je vous aime?  » Mais je sais, hélas, que l’amour n’a pas le même sens pour l’homme et la femme. Alors que l’amour occupe l’homme, c’est toute la vie de la femme qui est en jeu.

Je me dis que si les femmes sont infidèles, c’est parce qu’on les contraint à être fidèles, sinon, elles aimeraient leurs maris passionnément. 

En librairie le 4 avril. 

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