« Amour, prozac et autres curiosités » de Lucia Etxebarria

Trois sœurs – sortes de Brontë d’Almodovar – carburent aux antidépresseurs. Cristina, la nympho « affamée de tendresse », croque les hommes et avale de l’ecstasy avec la boulimie du désespoir. Rosa, la directrice financière, ressemble aux personnage de Bret Easton Ellis : bardée de marques de luxe, le vice et la folie en moins. Ana, enfin, la mère de famille rangée, ne supporte son existence naphtalinée qu’en somnambule de la vie, droguée aux somnifères. Pas de quoi se tordre de rire. Et pourtant.

***

Un roman espagnol très intéressant qui a une bonne réflexion sur la vie. L’auteure nous fait prendre conscience de certaines choses à travers trois portraits de femmes. Trois soeurs. L’aînée, Anita est la mère de famille mais, elle carbure aux médicaments et est dépressive. Ensuite, vient Rosa, l’accro à son travail qui réussit brillamment dans sa carrière mais qui n’a pas pas d’amie, ni de relations amoureuses. Puis, la dernière Cristina, la narratrice principale car bien que nous avons le point de vue des autres soeurs, on sent tout de même que Cristina est la voix la plus importante du roman et, c’est la soeur fêtarde, l’accro au sexe et à la drogue.

Ce roman très féministe nous montre trois femmes non-heureuses qui vont finir par prendre conscience de leur vie et se prendre en main. Pour y arriver, l’auteure nous en apprend beaucoup sur elles : des amours difficiles, le départ d’un père, de mauvaises décisions… C’est très intéressant et humoristique. Cependant, il faut vous attendre à du vocabulaire grossier et à des scènes assez « crues » tout au long du roman.

Je trouve que Lucia Etxebarria rend compte des questions de beaucoup de femmes. Par exemple, sur l’amour, sur la vie, sur les sentiments. Elle peint tout cela mais avec une grande dose de modernité et, si on va au plus profond de ces femmes, on peut s’y retrouver à travers ces trois soeurs.

Finalement, je n’ai peut-être pas adoré mais j’ai passé un agréable moment avec ce livre qui est composé de chapitres en alphabet. « A comme Atypique, B comme baisse de tension » etc, très original. Puis, on s’attache aux personnages et le final, une bonne réflexion.

« Le monde est plein de vampires. Celui qui mord a été mordu un jour. Celui qui abuse a souffert d’abus. Celui qui frappe a été frappé. Celui qui abuse a été abusé. Le bien et le mal ne surgissent pas du néant, quelqu’un les a fait entrer dans notre tête à coups de marteau. »

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6 réflexions sur “« Amour, prozac et autres curiosités » de Lucia Etxebarria

  1. Je ne sais pas trop quoi penser de ce roman. Je me demande si je pourrais aimer. Ce n’est pas vraiment le genre de roman que je lis d’habitude. Alors ça pourrait me changer. (mais ma PAL est tellement énorme aussi :/)
    Bon je note dans un coin de ma tête, ainsi que ta critique et je verrai, si j’ai l’occasion!

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